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Vendredi 18 mai 2007
Plasma/LCD : la guerre des mondes


« Bonjour, je souhaiterais remplacer ma vieille télé pour un plus grand écran… Seulement, je m’y perds avec toutes ces nouvelles technologies. Je n’y comprends rien. Vers quoi dois-je m’orienter : un plasma ou un LCD ? »

Ça commence souvent de cette façon, sur un forum ou face à un vendeur. Puis c’est le grand saut avec toutes les heures de bonheur cinématographique qui en découle.
Mais à cette minute précise où l’interrogation est totale, comment faire le bon choix ? Faut-il croire le vendeur ? Faut-il se fier aux avis impersonnels des forums ? Comment être sûr ?
Nous allons essayer de déblayer un peu le terrain afin d’y voir plus clair.

Qui sont-ils ?

Le Plasma :

L’appellation écran « plasma » vient du quatrième état de la matière : le plasma. On le trouve en milieu naturel partout sur terre.
C’est un fluide ionisé composé d’atomes qui ont perdu un ou plusieurs de leurs électrons, et ne sont plus électriquement neutres.

Les écrans Plasma fonctionnent à peu près de la même manière que les lumières néon ou fluorescentes - ils utilisent l’électricité pour illuminer un gaz. Ils sont constitués de deux dalles de verres parallèles couvertes d’une grille d’électrodes. Un gaz rare est injecté entre les deux vitres. On crée dans cet espace une décharge électrique. Cette dernière, excitée par un courant électrique s’abat sur la grille d’électrodes.

Le choc entre la décharge électrique et le gaz engendre un rayonnement ultraviolet. Les rayons ultraviolets excitent les luminophores situés à l’intérieur de la plaque de verre opposée, ce qui produit ensuite de la lumière à travers la plaque de verre pour créer une image. Les luminophores sont de trois sortes : rouges, verts, bleus     (ce qui permet de produire une image en couleur).

La cellule qui habite ce phénomène s’appelle un pixel dont le nombre varie en rapport avec la taille et  la résolution de l’écran. Un raccourci serait de dire que le plasma est le rassemblement d’ampoules fluorescentes de couleur différente placées dans un écran.

Ainsi chaque pixel est sa propre ampoule, avec des électrodes, du gaz, et du phosphore. Chaque pixel est en réalité divisé en trois sous pixels : un pour le rouge, un pour le vert, et un pour le bleu. Les pixels sont capables d’afficher 16.000.000 couleurs.

Un écran plasma est composé de deux feuilles de verre, sans tube de projection, ce qui lui permet d’être ultra fin et léger.
Cette technologie Plasma permet d’obtenir un écran totalement plat, de sorte que les images restent claires, lumineuses et facilement visibles de tout point, dans un angle allant jusqu’à 160°.

Le LCD :

L’invention du terme "cristal liquide" date de… 1889 !
La grande différence entre le plasma et le LCD tient au fait que les pixels LCD n’émettent pas de lumière.
On l’a vu, un pixel est constitué de trois sous pixels de couleurs élémentaires. Le LCD n’émet donc aucune lumière, mais se comporte comme un interrupteur.
L’écran LCD dispose d’un rétro éclairage blanc. La lumière, émise par le rétro éclairage, passe à travers le cristal liquide avant d’être colorée par un filtre. Chaque sous pixel dispose de la même structure, seul le filtre de couleur change.
On peut contrôler électriquement le cristal liquide de chaque sous pixel comme une vanne. On laisse passer plus ou moins de lumière à travers le cristal. Bien sûr, on module la quantité de rouge, de vert et de bleu qu’on désir pour chaque pixel.

Pour résumé (et ne pas se perdre dans des explications trop techniques) :

L’écran LCD est composé de cristaux liquides insérés entre 2 filtres polarisants (horizontal et vertical).
Au dos du filtre arrière est située une source de lumière polarisée produite par un tube fluorescent.
À l'avant du panneau est placé un ensemble de filtres colorés (luminophores) rouge, vert, bleu.
Les cristaux liquides, en fonction de leur orientation, laissent passer ou bloquent le passage de la lumière
Chacun des points élémentaires est piloté par un transistor (qu’on ne cesse d’améliorer, ce qui joue sur le temps plus ou moins long de réaction).

L’afficheur LCD se comporte donc comme un tamis laissant passer plus ou moins les ondes lumineuses. Il suffit de superposer une mosaïque de filtres rouges, verts et bleus pour que chaque groupe de trois éléments (composant un point) soit capable de prendre n’importe quelle couleur.


C’est bien beau tout ça, mais bon…

La technique n’est pas tout et pour beaucoup d’entre nous, elle ne représente pas grand-chose de compréhensible.
Et même si nous connaissons maintenant un peu mieux les antagonistes, on ne sait toujours pas vers qui se tourner pour enfin aller se délecter d’un bon film !
Mais comme souvent, dans la vie, tout n’est pas noir ou blanc. Il y a des qualités et défauts pour les deux technologies.
Nous allons pointer quelques-uns d’entre eux.

Plasma :

Les avantages :

Tout d’abord, les scintillateurs dans les téléviseurs plasma permettent d’obtenir une très grande richesse et un naturel des couleurs.
Elles seront souvent plus douces que sur l’écran LCD.

Ensuite, le contraste est aussi un des points forts du plasma en raison qu’un pixel éteint n’émet aucune lumière contrairement au LCD.

Puis, les angles de vision sont très larges et avoisinent les 160° que ce soit verticalement ou horizontalement. Cela s’explique par le fait que la lumière est générée à l’intérieur même du pixel.

Encore, les téléviseurs plasma sont capables de présenter des objets en mouvement sans perdre ni la netteté ni les détails. La technologie plasma ne nécessite qu’une impulsion par pixel pour produire une image, et en conséquence, son temps de réponse est quasi instantané.
Ce temps de réponse,  plus court pour le plasma, permet au final une fluidité accrue.

Enfin, cette technologie permet d’atteindre des tailles plus que respectables : des diagonales de 32 à 50 pouces (et plus).

Les inconvénients :

Premièrement, la nature du pixel fait qu’il sera difficile de faire une distinction nette entre deux nuances sombres.

Deuxièmement, si les écrans peuvent êtres gigantesques, ça implique qu’il faille un certain recul (compter un peu plus de 3 mètres pour 107 cm) pour pouvoir en profiter pleinement. Trop prêt, une fatigue visuelle (qu’on ne ressent pas sur le moment) risque de s’installer et entraîner certains désagréments (baisse de la vue, migraines…).
Du coup, malgré la taille de l’écran, l’immersion, nécessaire pour apprécier pleinement  l’univers du film, reste alors limitée.

Troisièmement, lorsqu’une même image, immobile (par exemple le logo d’une chaîne TV), est projetée  trop longtemps, elle risque de s’incruster (cela s’appelle le « burn-in »).
Ainsi, l’image incrustée se superpose sur la nouvelle image. Cela est dû au vieillissement des scintillateurs. Lorsque les pixels (à scintillateurs) vieillissent uniformément, ça va ; malheureusement, il semblerait que le canal bleu vieillisse souvent plus vite que les autres.

Quatrièmement, la taille élevée des écrans contraint les prix, même s’ils ne cessent de baisser, à rester conséquents.

Cinquièmement, l’écran plasma est lourd et très fragile ! Comme chaque pixel est relié à des liaisons électriques, le moindre choc peut être fatale (et les réparations très onéreuses !).


LCD :

Les avantages :

Tout d’abord, la luminosité qui est même meilleure qu’un écran cathodique !
Les pixels LCD ne scintillent pas et permettent de rentrer plus facilement dans l’image et l’œuvre visionnée.

Ensuite, la netteté qui est aussi proche de la perfection. Celle-ci ajoutée à une grande stabilité de l’image permet, plus que le plasma, de s’approcher de l’écran pour le visionnage.

Encore, l’encombrement des LCD est moindre que celui des plasmas. Pour une intégration dans un petit intérieur, cela peut être un gros avantage.

Enfin, en prenant toujours en compte cette taille modérée, il est possible d’avoir accès à des écrans LCD de qualité pour des tarifs défiant toute concurrence.

Les inconvénients :

Premièrement, les angles de visions restent réduits. La lumière qui vient de derrière l’écran doit traverser deux couches avant d’atteindre la surface du moniteur, ceci expliquant cela.

Deuxièmement, la latence reste assez forte. Le temps de réponse des écrans LCD étant élevé, ceux-ci sont désavantagés pour reproduire et afficher des images animés : on pourra voir un défaut de netteté et une traîne dans le rendu (rémanence).

Troisièmement, le contraste est moins bon que celui d’un plasma, ainsi que la profondeur du noir. Les pixels du LCD, qui sont comme des interrupteurs, laissent toujours passer de la lumière (des fuites).

Quatrièmement, il est compliqué pour les constructeurs d’écrans LCD d’atteindre les plus grandes tailles du plasma sans perdre en qualité d’image.

Cinquièmement, il faut se méfier des pixels morts à l’achat, sachant que les vendeurs ont droit à 5 pixels morts lors de la vente (ça se voit et gâche complètement le plaisir).


Il est à noter que dans les deux cas, plasma et LCD, l’affichage n’est jamais perturbé par les champs magnétiques et il est donc tout à fait possible d’utiliser des enceintes non blindées à proximité de ceux-ci.


On commence à voir plus clair. On est à deux doigts de signer le chèque. Mais n’y a-t-il pas encore certaines choses à savoir ?
Indépendamment des qualités intrinsèques de chaque technologie, il serait intéressant de jeter un œil sur les tendances du marché !



La guerre fait rage entre plasma et LCD.
Si Panasonic à la main mise sur le plasma avec 33% de part de marché (Matsuhita, leader incontesté), il a de plus en plus de mal à tenir le cap face aux ténors du LCD : Samsung, Sharp et Philips.
Surtout que le prix et la qualité des LCD tendent de plus en plus à effacer toute différence avec les écrans plasma.
Les LCD s’attaquent même au segment des 40 et 42 pouces, ne laissant bientôt aucune chance aux plasma en dessous de 40 pouces.
À cause de prévisions assez précises, 30% d’augmentation pour les LCD en 2007 contre 15% de baisse pour le marché du plasma, les constructeurs devront sans doute choisir et sacrifier l’une des deux technologies.
Les LCD ont aussi anticipeé l’arrivé de la HD (haute définition), et propose sur plusieurs segments la norme Full HD alors que, mis à part Pioneer, les autres marques de plasma n’en sont encore qu’à du HD ready (bien qu’ils ne tarderont pas à suivre).


Mais alors… Qu’est-ce que j’achète ?!!

Ne vous inquiétez pas, le choix est finalement plus simple qu’il n’y paraît.
Nous avons vu que chaque technologie à ses avantages et ses inconvénients, et nous nous devons de rester prudent sur les fluctuations du marché, tant l’évolution technologique est rapide et peut venir brouiller les pistes.

Il vous faut faire attention à plusieurs choses pour faire le bon choix.

Connaître le recul dont vous disposez : s’il est réduit, le LCD s’impose d’office.

Se demander la taille d’écran désirée : au dessus de 40 pouces, l’excellence est encore au plasma.

Prendre en compte vos habitudes d’utilisation:
Si vous devez laisser la télé allumée en fond sonore, préférez peut-être un LCD qui consommera moins et n’aura pas autant besoin d’obscurité que le plasma.
Si, au contraire, vous êtes un passionné de home cinéma, avec une superbe installation, ou que vous aimiez les grandes retransmissions sportives, le plasma reste pour quelque temps encore la référence : des couleurs plus naturelles, plus de fluidité et des tailles d’écran qui assureront le grand spectacle.

Faire preuve d’anticipation : quel que soit votre choix, faites attention aux possibilités de connectiques embarquées. L’avenir proche est à la haute définition (HD) et, si vous en avez la possibilité, préférez l’option Full HD avec un raccordement numérique (DVI et HDMI) : vous aurez ainsi le summum de ce que l’on sait faire en qualité d’image lorsque les sources (lecteurs DVD-HD) et les supports arriveront (DVD-HD…).

Ne pas lésiner sur la qualité : ne tombez surtout pas dans le piège d’un prix attractif de dalles sans marque ou de marque inconnue.
Quelle que soit la technologie, LCD ou plasma, ce sera d’une qualité d’image catastrophique et l’écran tombera très vite en panne.
Choisissez des marques reconnues, même s’il faut  y mettre le prix ! Croyez-nous, au final, ça vous reviendra moins cher… (LG, Pioneer, Panasonic, Samsung…)

Et surtout, surtout, quel que soit votre choix, n’oubliez pas de vous faire plaisir en arrêtant, de temps en temps, de vous concentrer sur des détails inutiles : car non ! vous n’êtes pas (que) des coupeurs de pixel en quatre !
Par Philobof
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Jeudi 31 mai 2007


À l’heure où l’on parle de Haute définition (HD), de normes d’image et de son de toutes sortes avec des sigles et un vocabulaire extraterrestres, il est temps de revenir un peu à la source.

Avant de nous lancer dans la conquête du Graal sonore et vidéo, commençons par les choses simples, à la base de cette recherche de l’extase.
Il n’est pas rare de rencontrer une personne toute fière de nous présenter le dernier Film en Blue Ray, qui n’est pas sorti en France, et qu’il nous le fasse découvrir sur un ensemble du genre système D.
Le plaisir est gâché. Alors, arrêtons nous un moment sur les essentiels à maîtriser avant de se permettre trop d’ambition. Parlons un peu du premier pas : l’achat des enceintes.


La naissance

Au tout début, lorsque le premier désir de posséder ce que l’on a entrevu lors d’un salon ou chez un copain se fait sentir, notre premier réflexe est de se jeter dans la première grande surface du coin pour acheter du matériel.
Erreur fatale !

La première chose à faire est de se poser. Il faut réfléchir à ce que l’on veut. Commençons par acheter des enceintes qui seront l’âme du système tout entier.
Le budget : il faut le connaître et s’en tenir.
La pièce d’écoute : est-ce la pièce à vivre (salon) ? Ou est-ce une pièce dédiée ?
L’acoustique de cette pièce : est-ce une petite pièce (moins de 20m2) ? La décoration est-elle importante ? La pièce est-elle « claire » ou « mâte » (en tapant dans les mains, s’il y a un échos, elle est plutôt claire) ?
Les voisins : y en a-t-il ? Où (dessus, dessous…) ? La pièce est-elle bien isolée ? Les voisins sont-ils sympathiques… ?
Les enceintes : avez-vous déjà fait des écoutes ? Connaissez-vous la signature sonore de marques qui vous plaît ?
Les magasins spécialisés : en connaissez-vous ? Y en a-t-il à proximité de chez vous ?

Le jour J

Vous avez établi votre budget, prévenu votre compagne, et êtes décidé à vous lancer.
C’est le bon jour : vous partez chez le revendeur du coin pour faire des écoutes. Très bonne idée !
Lorsque vous y aller, n’oubliez pas vos CD et DVD. Vous les connaissez bien et cela sera une référence qui vous facilitera les choses. Préférez aller dans ce magasin un jour où il n’y a pas grande affluence, afin d’avoir une chance de trouver un vendeur disponible.
N’ayez pas peur d’être l’emmerdeur de service ! Si vous êtes décidé à acheter, vous avez le droit de prendre votre temps et choisir les enceintes qui vous feront plaisir !
Passez un même morceau, ou passage de film que vous connaissez bien, et demandez à passer ce morceau sur différentes enceintes. Ne vous fiez pas à la taille, au look des enceintes, et surtout essayez tout ce que vous pouvez.
Ne tombez pas dans le piège qui consiste à forcer le volume pour vous en mettre plein les oreilles, ou dans cet autre qui se résume à changer d’enceintes, mais d’ampli et de source aussi ! Un morceau écouté à partir d’un lecteur CD ou d’un lecteur DVD ne rendra pas pareil ! Sans parler de la différence de signature sonore entre deux appareils de même gamme, mais de marque différente.
Il faut donc absolument demander au vendeur de faire des essais sur le morceau que vous connaissez bien, à volume plus ou moins égal, et en gardant la même source, le même ampli et les mêmes câbles lorsqu’il changera d’enceintes.
Maintenant, il est nécessaire de prendre le temps d’écouter : gardez une première impression générale, puis focalisez vous sur les aigus (sont-ils agressifs ? Le seront-ils au bout de plusieurs heures d’écoute ?), le medium (est-il projeté ? Les voix et certains instruments sont-ils perçus au-devant des enceintes ? Pas bon !), les graves (sont-ils nuancés et bien définis même s’il y a de l’impact ?), et enfin, arrêtez-vous aux détails de l’enregistrement, la beauté des timbres, la spatialisation des interprètes dans l’espace, la largeur et la profondeur de la scène sonore.
Écoutez ce que vous dit le vendeur mais ne croyez pas tout, n’oubliez pas qu’il veut vendre.
Écoutez encore et encore, des heures durant, et ne décidez rien. Rentrez chez vous pour digérer tout ça. Vous reviendrez un autre jour.

Ce qu’il faut savoir

Vous avez essayé plusieurs modèles d’enceintes dans les limites de votre budget, sans a priori. Vous hésitez encore entre certains modèles car chacun d’entre eux ont des qualités et des défauts. Sachez que comme dans la vie, il sera ici aussi question de compromis.

Demandez vous si vous êtes plutôt attiré par une écoute Hifi ou HC. Car dans ce dernier cas, il faut anticiper. Vous devrez choisir des enceintes qui permettent plus tard d’ajouter une centrale qui embarque les mêmes haut-parleurs. Il ne faudra pas oublier les enceintes d’effets arrière (identiques aux autres dans le meilleur des cas).
Cela vous permettra d’avoir ce qu’on appelle de la cohérence. C’est facile à comprendre : imaginez la voix de Jean Reno qui passe de gauche à droite, si vous n’avez pas une centrale identique aux frontales, il se pourrait que ce soit la voix de De Funès sur la centrale… On repassera pour le réalisme !

Toujours si vous êtes plus axé sur le cinéma chez soi, il faudrait prendre en compte dans le budget le fait de devoir acheter au minimum cinq enceintes et peut-être un caisson de grave !

Mais allez vous prendre des colonnes ou des bibliothèques ? Le fait qui consiste à croire que la colonne est meilleure qu’une bibliothèque est simplement une idée reçue. Certaines bonnes bibliothèques s’en sortent admirablement bien. Le fait d’avoir les haut-parleurs très proches font qu’elles développent souvent une plus grande précision dans le déploiement de l’image sonore. Et du côté du grave, certaines permettent un niveau tout à fait acceptable dans nos intérieurs modernes. Puis, quand on voit la taille de quelques-uns des haut-parleurs de grave de colonnes, on cherche encore la nuance…
Regardez autour de vous. Si votre pièce est petite, il sera plus facile de placer plusieurs bibliothèques (quoi qu’il faille prendre en compte les pieds !). L’autre avantage, c’est qu’elles seront peut-être à un prix plus abordable tout en vous offrant la possibilité d’acheter un ensemble composé d’enceintes strictement identiques.

Faites attention maintenant au fait que vos enceintes ont ou non un évent à l’arrière. Si c’était le cas, il faudrait absolument les décoller du mur d’un minimum de 50 cm… C’est à prendre en compte dans un salon avec cinq ou sept enceintes.

Enfin, ne vous fiez pas trop aux chiffres annoncés par les constructeurs. Ils ne sont pas mesurés tous dans les mêmes conditions et ne reflètent que très rarement la réalité.
Bien des personnes s’arrêtent à la puissance admissible de l’enceinte… C’est pourtant pas très important. Une enceinte annoncée à un maximum de 150w peut sans risques fonctionner avec un ampli qui développe deux fois 200w. Il suffit de ne pas pousser l’ampli à fond, mais de l’utiliser modérément (ce qui sera nettement suffisant dans un salon !).
C’est d’ailleurs bien souvent les amplis pas assez puissants qui grillent les hauts parleurs d’aigus des enceintes lorsqu’ils sont  trop poussés : ils écrêtent et détruisent le tweeter.

Un chiffre bien plus important est la sensibilité de l’enceinte qui se chiffre en db. En général, préférez les rendements annoncés supérieurs à 89db, car cela vous permettra d’utiliser un ampli qui ne sera pas obligatoirement très puissant.
Il pourra alors se concentrer sur la musicalité.

Une dernière chose : utilisez les pointes de découplage qui sont vendues avec vos enceintes. Elles permettent d’éviter l’effet de sol. Ainsi les basses seront plus détourées et précises, ce qui aura pour effet de donner de l’aération dans tout le reste du spectre sonore.

Ça y est ! Vous êtes prêts !

Vous pouvez courir revoir le magasin qui vous a offert des heures d’écoute pour vous décider sur les frontales (le reste pour plus tard : vous n’êtes pas Crésus non plus !)
Mais, arrivé sur place, sur le point de faire le chèque, vous vous rendez compte que vous avez oublié quelque chose d’important : qui va faire chantez vos belles ?
Vous avez oublié l’ampli ! Il va falloir le choisir… Et en fonction des enceintes que vous venez d’acheter.
Mais ça, c’est une autre histoire… (à suivre)
Par Philobof
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Mercredi 13 juin 2007

Vous aviez choisi vos enceintes de rêve. Vous vous apprêtiez à vous en aller avec elles sous le bras lorsque vous compreniez que votre désir ardent de posséder avait obstrué votre lucidité.

Vous aviez oublié le choix de l’ampli pour les faire chanter !
Retour à la case départ (ce ne sera pas le dernier) ! Le vendeur sourit, et vous retournez à l’auditorium…


C’est quoi ?

Dans un ampli qui est tout en un, dit « intégré », vous avez une partie pré ampli et une partie ampli (quelques fois aussi un tuner).

Tout d’abord le pré ampli :

Il permet la sélection des sources, les différents décodages, la balance, quelques fois le réglage des graves et des aigus, et le contrôle du volume.
Il faut savoir que le pré ampli atténue le signal d’entrée quand le volume est faible et n’y touche pas lorsqu’il est fort.
Il faut le choisir pour la quantité de décodages (DD, DTS…) et le nombre d’entrées qu’il propose selon vos besoins (pour une platine CD, un lecteur DVD, un tuner externe, votre Ipod…).
Mais il faut surtout le prendre pour ses qualités de décodage : précision, transparence, matière, spatialisation… D’un pré ampli à l’autre, c’est le jour et la nuit (certains disent même que c’est la pierre angulaire d’un système).

Puis l’ampli :

Il se charge de l’amplification du signal pour les enceintes.
On lui demande de la puissance. Il faut faire très attention et se méfier des chiffres annoncés par les fabricants qui sont prêts à beaucoup de choses pour vendre !
-    Deux amplis qui sont annoncés à 100 watts pour le premier et 200 watts pour le second : ils peuvent avoir en fait la même puissance ! Il suffit que les puissances annoncées n’aient pas été calculées à impédance égale, le premier ampli mesuré sous 8 ohms pendant que le second est mesuré sous 4 ohms. Ainsi, certains constructeurs annoncent toujours la puissance sous 4 ohms pour gonfler les chiffres…
-    Lorsqu’on parle d’un ampli avec plusieurs canaux de puissance (ampli 5 canaux par exemple), les fabricants annoncent des mesures qui n’ont été faites que sur un canal ! Cela a pour effet de soulager l’alimentation de l’ampli, de faire reculer le seuil de saturation, et de permettre une plus grande puissance. Imaginez comment certains chiffres mesurés sur un seul canal sous une impédance de 4 ohms peuvent soudainement baisser lorsqu’on les calcule sur tous les canaux à la fois et sous 8 ohms !
-    On l’a déjà vu, un ampli, avec une puissance annoncée supérieure à ce que peut tenir une enceinte, n’est pas très dangereux tant qu’on reste raisonnable sur le volume d’écoute. Il faut se méfier de l’ampli pas assez puissant que l’on pousse trop, s’en méfier pour le tweeter de l’enceinte qui risque de griller.
-    Enfin, n’oubliez pas de prendre en compte la sensibilité de l’enceinte. Si celle-ci est annoncée en 4 ohms et que la puissance de votre ampli est annoncée pour  8 ohms, même s’il n’y a pas de risques pour l’un et l’autre, l’ampli devra fournir un effort plus grand que prévu et risque de s’effondrer sur certains passages (avec un rendu flou où tous les registres se mélangent, et un côté agressif dans la restitution : l’ampli sature). Seules certaines enceintes et panneaux descendant à 2 ohms demandent que l’on se méfie pour ne pas cramer l’ampli, ou simplement pour trouver un ampli qui les fera fonctionner correctement (attention au prix).


Un intégré ou en éléments séparés ?

Comme souvent, il n’y a pas de règles universelles. Tout va dépendre de vos priorités.
La différence majeure est que pour les éléments séparés, la partie pré ampli et ampli sont dans deux boîtiers séparés.
Cela a plusieurs avantages mais aussi des inconvénients.

Les avantages :

-    En passant par des éléments séparés, on peut encore se dire que c’est un gage de qualité. Chaque partie, le pré ampli et son alimentation, ses différentes fonctions, son câblage et ses commutations, et l’ampli et sa partie puissance n’interfèrent pas. Rien ne vient perturber inutilement le signal, sans oublier que la place gagner par ce système permet aux constructeurs de disposer de composants et d’alimentations de meilleures qualités…
-    Les éléments séparés permettent aussi d’évoluer plus facilement. Lorsqu’un ampli de puissance (la partie ampli en éléments séparés) peut rester au top pendant de longues années (s’il est bon, il est bon !), le pré ampli, lui, est très vite dépassé (compter un an…). Car il y a de nets progrès sur la qualité des puces de décodage et parce que la quantité de décodages proposés ne cesse d’augmenter… En éléments séparés, vous ne changez que le pré ampli lorsque ça devient nécessaire.
-    Même si les éléments séparés sont généralement plus chers (mais souvent aussi de meilleure qualité), on trouve aujourd’hui des ensembles de très bonne facture qui ne sont plus dans des prix stratosphériques et donc très compétitifs en rapport qualité/prix.

Les inconvénients :

-    En misant sur la qualité, les constructeurs vont parfois faire l’impasse sur certains réglages. Il y aura peut-être moins de DSP (processeur sonore qui triture le signal pour un son différent), de switch vidéos, et moins de facilité d’accès par la télécommande… À vous de voir si vous êtes plus « gadgets » que « pureté sonore ».
-    Deux éléments veulent également dire plus de place à trouver pour l’intégration, plus de câbles à choisir et à essayer. Cela peut poser des problèmes dans de petits intérieurs, et dans le cas de partenaires peu compréhensifs… On voit finalement beaucoup de personnes revenir à un ampli intégré par simple souci de facilité (il faut dire qu’il en existe de très bons !).
-    Si vous prenez des éléments séparés, préférez les prendre dans une même marque et gamme. Dans le cas contraire, même s’il est possible de réussir, les difficultés d’adaptation (d’impédance entre autres…) entre les deux parties peuvent s’avérer être une quête sans fin…



Alors, HC ou Hifi ?


C’est bien sûr à vous de savoir.  Mais sachez qu’il est inutile d’attendre une écoute dite Hifi à partir d’un ampli HC et d’un lecteur DVD (sauf peut-être dans le haut de gamme, et encore…).
Donc on partira du principe que vous voulez faire profiter toute la famille des superbes films qui ne cessent de fleurir de toutes parts.
Vous allez prendre un ampli HC. Aujourd’hui, choisissez-le plutôt en 6.1 ou 7.1 pour pouvoir vous adaptez aux nouveaux formats sonores.
N’oubliez pas pourquoi il est préférable d’attendre un peu avant de sauter le pas de l’achat (cf. article « Amplis :pourquoi attendre » à lire sur le site).
Les petits plus sur un intégré HC seront d’avoir des « pré out » qui vous permettent de brancher un ampli de puissance externe pour n’utiliser que la partie pré ampli de votre intégré et de pallier à son manque de punch… (Par exemple mettre un ampli de puissance Proton AA2580 aux fesses d’un intégré Denon 3802 transfigure ce dernier ! Cela permet, à moindre coût, de profiter du meilleur des deux mondes).
Il en va de même pour les switch vidéo qui permettent de connecter les périphériques vidéos à l’ampli en utilisant qu’un seul câble, ainsi que d’afficher les informations de configuration de l’ampli sur la télévision ou le projecteur (simplicité !).

Oui, mais si vous aimez la musique, la Hifi pure, vous faites comment ? Ne soyez pas si pressé. Choisissez votre priorité, puis, lorsque vous pourrez, vous achèterez les éléments d’un un deuxième système.
Pour le manque de place, il existe des amplis Hifi avec la fonction « by pass » qui vous permettra d’intégrer les deux systèmes dans votre salon.
C’est simple, vous branchez vos enceintes sur l’ampli stéréo, prévu pour la hifi, et n’allumez que celui-ci lorsque vous souhaitez profiter que de la musique, avec un CD. Puis, si vous désirez regarder un DVD, vous enclenchez la fonction « by pass » sur votre ampli stéréo, qui est relié à votre intégré HC. Votre ampli Hifi deviendra alors « transparent » au signal qui le traversera sans s’en rendre compte. Vous revenez ainsi à une utilisation normale en dirigeant tout à partir de votre intégré HC sur la lecture d’un DVD.
Vous vous retrouvez avec la possibilité d’avoir la meilleure qualité dans les deux mondes, HC et Hifi, en branchant votre DVD sur votre intégré HC et une bonne platine CD sur l’intégré Hifi.
Mais pour ne pas vous faire littéralement assassiner par une haine conjointe de votre partenaire et de votre banquier, remettez ça à un peu plus tard : le passionné se doit absolument d’être stratégique !

Les associations :

Il vous reste à savoir que le HC comme la Hifi est une histoire d’associations. Certaines électroniques et enceintes ne vont tout simplement pas ensemble.
Il est strictement inutile d’ajouter à l’aveugle des produits chers pour avoir une installation qui sonne bien !
Le secret dans cette affaire est l’écoute et encore l’écoute. Les essais sont primordiaux ! Votre oreille est unique, et votre désir d’un certain rendu parfaitement légitime !
Personne n’a la compétence de le remettre en question. Il changera par lui-même et évoluera au fil de votre investissement personnel, vos rencontres, vos écoutes.
Il y a sur les forums des associations réputées bonnes et mauvaises, prenez-en connaissance mais n’en restez pas à ce stade : il faut que vous alliez vérifier cela avec vos oreilles.
Quant aux pseudos spécialistes qui vous diront que tel ampli est nul d’un air méprisant, fuyez-les tout simplement. Souvent ils n’auront même pas pris la peine de s’occuper de chercher les bonnes enceintes, et de soigner la mise en œuvre pour une écoute valable…


Après une après-midi à avoir épuisé votre revendeur, serviable depuis qu’il sait que vous achetez, de mille questions et de mille essais différents, vous faites finalement le choix le plus simple de prendre l’ampli intégré HC sur lequel vous avez été séduit pour l’achat de vos premières enceintes.
Cette fois c’est la bonne, votre carnet de chèque va pouvoir servir votre nouvelle passion et dès ce soir, toute la famille en profitera (bon le premier film en stéréo, mais : « you will be back ! »).

Vous signez en précisant au vendeur que vous reviendrez pour lui prendre la centrale, les surrounds, le caisson, un meilleur lecteur DVD et les câbles
Mais ce sont, encore et toujours, d’autres histoires…
Par Philobof
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