Vendredi 18 mai 2007
Plasma/LCD : la guerre des mondes
« Bonjour, je souhaiterais remplacer ma vieille télé pour un plus grand écran… Seulement, je m’y perds avec toutes ces nouvelles technologies. Je n’y comprends rien. Vers quoi dois-je m’orienter : un plasma ou un LCD ? »
Ça commence souvent de cette façon, sur un forum ou face à un vendeur. Puis c’est le grand saut avec toutes les heures de bonheur cinématographique qui en découle.
Mais à cette minute précise où l’interrogation est totale, comment faire le bon choix ? Faut-il croire le vendeur ? Faut-il se fier aux avis impersonnels des forums ? Comment être sûr ?
Nous allons essayer de déblayer un peu le terrain afin d’y voir plus clair.
Qui sont-ils ?
Le Plasma :
L’appellation écran « plasma » vient du quatrième état de la matière : le plasma. On le trouve en milieu naturel partout sur terre.
C’est un fluide ionisé composé d’atomes qui ont perdu un ou plusieurs de leurs électrons, et ne sont plus électriquement neutres.
Les écrans Plasma fonctionnent à peu près de la même manière que les lumières néon ou fluorescentes - ils utilisent l’électricité pour illuminer un gaz. Ils sont constitués de deux dalles de verres parallèles couvertes d’une grille d’électrodes. Un gaz rare est injecté entre les deux vitres. On crée dans cet espace une décharge électrique. Cette dernière, excitée par un courant électrique s’abat sur la grille d’électrodes.
Le choc entre la décharge électrique et le gaz engendre un rayonnement ultraviolet. Les rayons ultraviolets excitent les luminophores situés à l’intérieur de la plaque de verre opposée, ce qui produit ensuite de la lumière à travers la plaque de verre pour créer une image. Les luminophores sont de trois sortes : rouges, verts, bleus (ce qui permet de produire une image en couleur).
La cellule qui habite ce phénomène s’appelle un pixel dont le nombre varie en rapport avec la taille et la résolution de l’écran. Un raccourci serait de dire que le plasma est le rassemblement d’ampoules fluorescentes de couleur différente placées dans un écran.
Ainsi chaque pixel est sa propre ampoule, avec des électrodes, du gaz, et du phosphore. Chaque pixel est en réalité divisé en trois sous pixels : un pour le rouge, un pour le vert, et un pour le bleu. Les pixels sont capables d’afficher 16.000.000 couleurs.
Un écran plasma est composé de deux feuilles de verre, sans tube de projection, ce qui lui permet d’être ultra fin et léger.
Cette technologie Plasma permet d’obtenir un écran totalement plat, de sorte que les images restent claires, lumineuses et facilement visibles de tout point, dans un angle allant jusqu’à 160°.
Le LCD :
L’invention du terme "cristal liquide" date de… 1889 !
La grande différence entre le plasma et le LCD tient au fait que les pixels LCD n’émettent pas de lumière.
On l’a vu, un pixel est constitué de trois sous pixels de couleurs élémentaires. Le LCD n’émet donc aucune lumière, mais se comporte comme un interrupteur.
L’écran LCD dispose d’un rétro éclairage blanc. La lumière, émise par le rétro éclairage, passe à travers le cristal liquide avant d’être colorée par un filtre. Chaque sous pixel dispose de la même structure, seul le filtre de couleur change.
On peut contrôler électriquement le cristal liquide de chaque sous pixel comme une vanne. On laisse passer plus ou moins de lumière à travers le cristal. Bien sûr, on module la quantité de rouge, de vert et de bleu qu’on désir pour chaque pixel.
Pour résumé (et ne pas se perdre dans des explications trop techniques) :
L’écran LCD est composé de cristaux liquides insérés entre 2 filtres polarisants (horizontal et vertical).
Au dos du filtre arrière est située une source de lumière polarisée produite par un tube fluorescent.
À l'avant du panneau est placé un ensemble de filtres colorés (luminophores) rouge, vert, bleu.
Les cristaux liquides, en fonction de leur orientation, laissent passer ou bloquent le passage de la lumière
Chacun des points élémentaires est piloté par un transistor (qu’on ne cesse d’améliorer, ce qui joue sur le temps plus ou moins long de réaction).
L’afficheur LCD se comporte donc comme un tamis laissant passer plus ou moins les ondes lumineuses. Il suffit de superposer une mosaïque de filtres rouges, verts et bleus pour que chaque groupe de trois éléments (composant un point) soit capable de prendre n’importe quelle couleur.
C’est bien beau tout ça, mais bon…
La technique n’est pas tout et pour beaucoup d’entre nous, elle ne représente pas grand-chose de compréhensible.
Et même si nous connaissons maintenant un peu mieux les antagonistes, on ne sait toujours pas vers qui se tourner pour enfin aller se délecter d’un bon film !
Mais comme souvent, dans la vie, tout n’est pas noir ou blanc. Il y a des qualités et défauts pour les deux technologies.
Nous allons pointer quelques-uns d’entre eux.
Plasma :
Les avantages :
Tout d’abord, les scintillateurs dans les téléviseurs plasma permettent d’obtenir une très grande richesse et un naturel des couleurs.
Elles seront souvent plus douces que sur l’écran LCD.
Ensuite, le contraste est aussi un des points forts du plasma en raison qu’un pixel éteint n’émet aucune lumière contrairement au LCD.
Puis, les angles de vision sont très larges et avoisinent les 160° que ce soit verticalement ou horizontalement. Cela s’explique par le fait que la lumière est générée à l’intérieur même du pixel.
Encore, les téléviseurs plasma sont capables de présenter des objets en mouvement sans perdre ni la netteté ni les détails. La technologie plasma ne nécessite qu’une impulsion par pixel pour produire une image, et en conséquence, son temps de réponse est quasi instantané.
Ce temps de réponse, plus court pour le plasma, permet au final une fluidité accrue.
Enfin, cette technologie permet d’atteindre des tailles plus que respectables : des diagonales de 32 à 50 pouces (et plus).
Les inconvénients :
Premièrement, la nature du pixel fait qu’il sera difficile de faire une distinction nette entre deux nuances sombres.
Deuxièmement, si les écrans peuvent êtres gigantesques, ça implique qu’il faille un certain recul (compter un peu plus de 3 mètres pour 107 cm) pour pouvoir en profiter pleinement. Trop prêt, une fatigue visuelle (qu’on ne ressent pas sur le moment) risque de s’installer et entraîner certains désagréments (baisse de la vue, migraines…).
Du coup, malgré la taille de l’écran, l’immersion, nécessaire pour apprécier pleinement l’univers du film, reste alors limitée.
Troisièmement, lorsqu’une même image, immobile (par exemple le logo d’une chaîne TV), est projetée trop longtemps, elle risque de s’incruster (cela s’appelle le « burn-in »).
Ainsi, l’image incrustée se superpose sur la nouvelle image. Cela est dû au vieillissement des scintillateurs. Lorsque les pixels (à scintillateurs) vieillissent uniformément, ça va ; malheureusement, il semblerait que le canal bleu vieillisse souvent plus vite que les autres.
Quatrièmement, la taille élevée des écrans contraint les prix, même s’ils ne cessent de baisser, à rester conséquents.
Cinquièmement, l’écran plasma est lourd et très fragile ! Comme chaque pixel est relié à des liaisons électriques, le moindre choc peut être fatale (et les réparations très onéreuses !).
LCD :
Les avantages :
Tout d’abord, la luminosité qui est même meilleure qu’un écran cathodique !
Les pixels LCD ne scintillent pas et permettent de rentrer plus facilement dans l’image et l’œuvre visionnée.
Ensuite, la netteté qui est aussi proche de la perfection. Celle-ci ajoutée à une grande stabilité de l’image permet, plus que le plasma, de s’approcher de l’écran pour le visionnage.
Encore, l’encombrement des LCD est moindre que celui des plasmas. Pour une intégration dans un petit intérieur, cela peut être un gros avantage.
Enfin, en prenant toujours en compte cette taille modérée, il est possible d’avoir accès à des écrans LCD de qualité pour des tarifs défiant toute concurrence.
Les inconvénients :
Premièrement, les angles de visions restent réduits. La lumière qui vient de derrière l’écran doit traverser deux couches avant d’atteindre la surface du moniteur, ceci expliquant cela.
Deuxièmement, la latence reste assez forte. Le temps de réponse des écrans LCD étant élevé, ceux-ci sont désavantagés pour reproduire et afficher des images animés : on pourra voir un défaut de netteté et une traîne dans le rendu (rémanence).
Troisièmement, le contraste est moins bon que celui d’un plasma, ainsi que la profondeur du noir. Les pixels du LCD, qui sont comme des interrupteurs, laissent toujours passer de la lumière (des fuites).
Quatrièmement, il est compliqué pour les constructeurs d’écrans LCD d’atteindre les plus grandes tailles du plasma sans perdre en qualité d’image.
Cinquièmement, il faut se méfier des pixels morts à l’achat, sachant que les vendeurs ont droit à 5 pixels morts lors de la vente (ça se voit et gâche complètement le plaisir).
Il est à noter que dans les deux cas, plasma et LCD, l’affichage n’est jamais perturbé par les champs magnétiques et il est donc tout à fait possible d’utiliser des enceintes non blindées à proximité de ceux-ci.
On commence à voir plus clair. On est à deux doigts de signer le chèque. Mais n’y a-t-il pas encore certaines choses à savoir ?
Indépendamment des qualités intrinsèques de chaque technologie, il serait intéressant de jeter un œil sur les tendances du marché !
La guerre fait rage entre plasma et LCD.
Si Panasonic à la main mise sur le plasma avec 33% de part de marché (Matsuhita, leader incontesté), il a de plus en plus de mal à tenir le cap face aux ténors du LCD : Samsung, Sharp et Philips.
Surtout que le prix et la qualité des LCD tendent de plus en plus à effacer toute différence avec les écrans plasma.
Les LCD s’attaquent même au segment des 40 et 42 pouces, ne laissant bientôt aucune chance aux plasma en dessous de 40 pouces.
À cause de prévisions assez précises, 30% d’augmentation pour les LCD en 2007 contre 15% de baisse pour le marché du plasma, les constructeurs devront sans doute choisir et sacrifier l’une des deux technologies.
Les LCD ont aussi anticipeé l’arrivé de la HD (haute définition), et propose sur plusieurs segments la norme Full HD alors que, mis à part Pioneer, les autres marques de plasma n’en sont encore qu’à du HD ready (bien qu’ils ne tarderont pas à suivre).
Mais alors… Qu’est-ce que j’achète ?!!
Ne vous inquiétez pas, le choix est finalement plus simple qu’il n’y paraît.
Nous avons vu que chaque technologie à ses avantages et ses inconvénients, et nous nous devons de rester prudent sur les fluctuations du marché, tant l’évolution technologique est rapide et peut venir brouiller les pistes.
Il vous faut faire attention à plusieurs choses pour faire le bon choix.
Connaître le recul dont vous disposez : s’il est réduit, le LCD s’impose d’office.
Se demander la taille d’écran désirée : au dessus de 40 pouces, l’excellence est encore au plasma.
Prendre en compte vos habitudes d’utilisation:
Si vous devez laisser la télé allumée en fond sonore, préférez peut-être un LCD qui consommera moins et n’aura pas autant besoin d’obscurité que le plasma.
Si, au contraire, vous êtes un passionné de home cinéma, avec une superbe installation, ou que vous aimiez les grandes retransmissions sportives, le plasma reste pour quelque temps encore la référence : des couleurs plus naturelles, plus de fluidité et des tailles d’écran qui assureront le grand spectacle.
Faire preuve d’anticipation : quel que soit votre choix, faites attention aux possibilités de connectiques embarquées. L’avenir proche est à la haute définition (HD) et, si vous en avez la possibilité, préférez l’option Full HD avec un raccordement numérique (DVI et HDMI) : vous aurez ainsi le summum de ce que l’on sait faire en qualité d’image lorsque les sources (lecteurs DVD-HD) et les supports arriveront (DVD-HD…).
Ne pas lésiner sur la qualité : ne tombez surtout pas dans le piège d’un prix attractif de dalles sans marque ou de marque inconnue.
Quelle que soit la technologie, LCD ou plasma, ce sera d’une qualité d’image catastrophique et l’écran tombera très vite en panne.
Choisissez des marques reconnues, même s’il faut y mettre le prix ! Croyez-nous, au final, ça vous reviendra moins cher… (LG, Pioneer, Panasonic, Samsung…)
Et surtout, surtout, quel que soit votre choix, n’oubliez pas de vous faire plaisir en arrêtant, de temps en temps, de vous concentrer sur des détails inutiles : car non ! vous n’êtes pas (que) des coupeurs de pixel en quatre !
« Bonjour, je souhaiterais remplacer ma vieille télé pour un plus grand écran… Seulement, je m’y perds avec toutes ces nouvelles technologies. Je n’y comprends rien. Vers quoi dois-je m’orienter : un plasma ou un LCD ? »
Ça commence souvent de cette façon, sur un forum ou face à un vendeur. Puis c’est le grand saut avec toutes les heures de bonheur cinématographique qui en découle.
Mais à cette minute précise où l’interrogation est totale, comment faire le bon choix ? Faut-il croire le vendeur ? Faut-il se fier aux avis impersonnels des forums ? Comment être sûr ?
Nous allons essayer de déblayer un peu le terrain afin d’y voir plus clair.
Qui sont-ils ?
Le Plasma :
L’appellation écran « plasma » vient du quatrième état de la matière : le plasma. On le trouve en milieu naturel partout sur terre.
C’est un fluide ionisé composé d’atomes qui ont perdu un ou plusieurs de leurs électrons, et ne sont plus électriquement neutres.
Les écrans Plasma fonctionnent à peu près de la même manière que les lumières néon ou fluorescentes - ils utilisent l’électricité pour illuminer un gaz. Ils sont constitués de deux dalles de verres parallèles couvertes d’une grille d’électrodes. Un gaz rare est injecté entre les deux vitres. On crée dans cet espace une décharge électrique. Cette dernière, excitée par un courant électrique s’abat sur la grille d’électrodes.
Le choc entre la décharge électrique et le gaz engendre un rayonnement ultraviolet. Les rayons ultraviolets excitent les luminophores situés à l’intérieur de la plaque de verre opposée, ce qui produit ensuite de la lumière à travers la plaque de verre pour créer une image. Les luminophores sont de trois sortes : rouges, verts, bleus (ce qui permet de produire une image en couleur).
La cellule qui habite ce phénomène s’appelle un pixel dont le nombre varie en rapport avec la taille et la résolution de l’écran. Un raccourci serait de dire que le plasma est le rassemblement d’ampoules fluorescentes de couleur différente placées dans un écran.
Ainsi chaque pixel est sa propre ampoule, avec des électrodes, du gaz, et du phosphore. Chaque pixel est en réalité divisé en trois sous pixels : un pour le rouge, un pour le vert, et un pour le bleu. Les pixels sont capables d’afficher 16.000.000 couleurs.
Un écran plasma est composé de deux feuilles de verre, sans tube de projection, ce qui lui permet d’être ultra fin et léger.
Cette technologie Plasma permet d’obtenir un écran totalement plat, de sorte que les images restent claires, lumineuses et facilement visibles de tout point, dans un angle allant jusqu’à 160°.
Le LCD :
L’invention du terme "cristal liquide" date de… 1889 !
La grande différence entre le plasma et le LCD tient au fait que les pixels LCD n’émettent pas de lumière.
On l’a vu, un pixel est constitué de trois sous pixels de couleurs élémentaires. Le LCD n’émet donc aucune lumière, mais se comporte comme un interrupteur.
L’écran LCD dispose d’un rétro éclairage blanc. La lumière, émise par le rétro éclairage, passe à travers le cristal liquide avant d’être colorée par un filtre. Chaque sous pixel dispose de la même structure, seul le filtre de couleur change.
On peut contrôler électriquement le cristal liquide de chaque sous pixel comme une vanne. On laisse passer plus ou moins de lumière à travers le cristal. Bien sûr, on module la quantité de rouge, de vert et de bleu qu’on désir pour chaque pixel.
Pour résumé (et ne pas se perdre dans des explications trop techniques) :
L’écran LCD est composé de cristaux liquides insérés entre 2 filtres polarisants (horizontal et vertical).
Au dos du filtre arrière est située une source de lumière polarisée produite par un tube fluorescent.
À l'avant du panneau est placé un ensemble de filtres colorés (luminophores) rouge, vert, bleu.
Les cristaux liquides, en fonction de leur orientation, laissent passer ou bloquent le passage de la lumière
Chacun des points élémentaires est piloté par un transistor (qu’on ne cesse d’améliorer, ce qui joue sur le temps plus ou moins long de réaction).
L’afficheur LCD se comporte donc comme un tamis laissant passer plus ou moins les ondes lumineuses. Il suffit de superposer une mosaïque de filtres rouges, verts et bleus pour que chaque groupe de trois éléments (composant un point) soit capable de prendre n’importe quelle couleur.
C’est bien beau tout ça, mais bon…
La technique n’est pas tout et pour beaucoup d’entre nous, elle ne représente pas grand-chose de compréhensible.
Et même si nous connaissons maintenant un peu mieux les antagonistes, on ne sait toujours pas vers qui se tourner pour enfin aller se délecter d’un bon film !
Mais comme souvent, dans la vie, tout n’est pas noir ou blanc. Il y a des qualités et défauts pour les deux technologies.
Nous allons pointer quelques-uns d’entre eux.
Plasma :
Les avantages :
Tout d’abord, les scintillateurs dans les téléviseurs plasma permettent d’obtenir une très grande richesse et un naturel des couleurs.
Elles seront souvent plus douces que sur l’écran LCD.
Ensuite, le contraste est aussi un des points forts du plasma en raison qu’un pixel éteint n’émet aucune lumière contrairement au LCD.
Puis, les angles de vision sont très larges et avoisinent les 160° que ce soit verticalement ou horizontalement. Cela s’explique par le fait que la lumière est générée à l’intérieur même du pixel.
Encore, les téléviseurs plasma sont capables de présenter des objets en mouvement sans perdre ni la netteté ni les détails. La technologie plasma ne nécessite qu’une impulsion par pixel pour produire une image, et en conséquence, son temps de réponse est quasi instantané.
Ce temps de réponse, plus court pour le plasma, permet au final une fluidité accrue.
Enfin, cette technologie permet d’atteindre des tailles plus que respectables : des diagonales de 32 à 50 pouces (et plus).
Les inconvénients :
Premièrement, la nature du pixel fait qu’il sera difficile de faire une distinction nette entre deux nuances sombres.
Deuxièmement, si les écrans peuvent êtres gigantesques, ça implique qu’il faille un certain recul (compter un peu plus de 3 mètres pour 107 cm) pour pouvoir en profiter pleinement. Trop prêt, une fatigue visuelle (qu’on ne ressent pas sur le moment) risque de s’installer et entraîner certains désagréments (baisse de la vue, migraines…).
Du coup, malgré la taille de l’écran, l’immersion, nécessaire pour apprécier pleinement l’univers du film, reste alors limitée.
Troisièmement, lorsqu’une même image, immobile (par exemple le logo d’une chaîne TV), est projetée trop longtemps, elle risque de s’incruster (cela s’appelle le « burn-in »).
Ainsi, l’image incrustée se superpose sur la nouvelle image. Cela est dû au vieillissement des scintillateurs. Lorsque les pixels (à scintillateurs) vieillissent uniformément, ça va ; malheureusement, il semblerait que le canal bleu vieillisse souvent plus vite que les autres.
Quatrièmement, la taille élevée des écrans contraint les prix, même s’ils ne cessent de baisser, à rester conséquents.
Cinquièmement, l’écran plasma est lourd et très fragile ! Comme chaque pixel est relié à des liaisons électriques, le moindre choc peut être fatale (et les réparations très onéreuses !).
LCD :
Les avantages :
Tout d’abord, la luminosité qui est même meilleure qu’un écran cathodique !
Les pixels LCD ne scintillent pas et permettent de rentrer plus facilement dans l’image et l’œuvre visionnée.
Ensuite, la netteté qui est aussi proche de la perfection. Celle-ci ajoutée à une grande stabilité de l’image permet, plus que le plasma, de s’approcher de l’écran pour le visionnage.
Encore, l’encombrement des LCD est moindre que celui des plasmas. Pour une intégration dans un petit intérieur, cela peut être un gros avantage.
Enfin, en prenant toujours en compte cette taille modérée, il est possible d’avoir accès à des écrans LCD de qualité pour des tarifs défiant toute concurrence.
Les inconvénients :
Premièrement, les angles de visions restent réduits. La lumière qui vient de derrière l’écran doit traverser deux couches avant d’atteindre la surface du moniteur, ceci expliquant cela.
Deuxièmement, la latence reste assez forte. Le temps de réponse des écrans LCD étant élevé, ceux-ci sont désavantagés pour reproduire et afficher des images animés : on pourra voir un défaut de netteté et une traîne dans le rendu (rémanence).
Troisièmement, le contraste est moins bon que celui d’un plasma, ainsi que la profondeur du noir. Les pixels du LCD, qui sont comme des interrupteurs, laissent toujours passer de la lumière (des fuites).
Quatrièmement, il est compliqué pour les constructeurs d’écrans LCD d’atteindre les plus grandes tailles du plasma sans perdre en qualité d’image.
Cinquièmement, il faut se méfier des pixels morts à l’achat, sachant que les vendeurs ont droit à 5 pixels morts lors de la vente (ça se voit et gâche complètement le plaisir).
Il est à noter que dans les deux cas, plasma et LCD, l’affichage n’est jamais perturbé par les champs magnétiques et il est donc tout à fait possible d’utiliser des enceintes non blindées à proximité de ceux-ci.
On commence à voir plus clair. On est à deux doigts de signer le chèque. Mais n’y a-t-il pas encore certaines choses à savoir ?
Indépendamment des qualités intrinsèques de chaque technologie, il serait intéressant de jeter un œil sur les tendances du marché !
La guerre fait rage entre plasma et LCD.
Si Panasonic à la main mise sur le plasma avec 33% de part de marché (Matsuhita, leader incontesté), il a de plus en plus de mal à tenir le cap face aux ténors du LCD : Samsung, Sharp et Philips.
Surtout que le prix et la qualité des LCD tendent de plus en plus à effacer toute différence avec les écrans plasma.
Les LCD s’attaquent même au segment des 40 et 42 pouces, ne laissant bientôt aucune chance aux plasma en dessous de 40 pouces.
À cause de prévisions assez précises, 30% d’augmentation pour les LCD en 2007 contre 15% de baisse pour le marché du plasma, les constructeurs devront sans doute choisir et sacrifier l’une des deux technologies.
Les LCD ont aussi anticipeé l’arrivé de la HD (haute définition), et propose sur plusieurs segments la norme Full HD alors que, mis à part Pioneer, les autres marques de plasma n’en sont encore qu’à du HD ready (bien qu’ils ne tarderont pas à suivre).
Mais alors… Qu’est-ce que j’achète ?!!
Ne vous inquiétez pas, le choix est finalement plus simple qu’il n’y paraît.
Nous avons vu que chaque technologie à ses avantages et ses inconvénients, et nous nous devons de rester prudent sur les fluctuations du marché, tant l’évolution technologique est rapide et peut venir brouiller les pistes.
Il vous faut faire attention à plusieurs choses pour faire le bon choix.
Connaître le recul dont vous disposez : s’il est réduit, le LCD s’impose d’office.
Se demander la taille d’écran désirée : au dessus de 40 pouces, l’excellence est encore au plasma.
Prendre en compte vos habitudes d’utilisation:
Si vous devez laisser la télé allumée en fond sonore, préférez peut-être un LCD qui consommera moins et n’aura pas autant besoin d’obscurité que le plasma.
Si, au contraire, vous êtes un passionné de home cinéma, avec une superbe installation, ou que vous aimiez les grandes retransmissions sportives, le plasma reste pour quelque temps encore la référence : des couleurs plus naturelles, plus de fluidité et des tailles d’écran qui assureront le grand spectacle.
Faire preuve d’anticipation : quel que soit votre choix, faites attention aux possibilités de connectiques embarquées. L’avenir proche est à la haute définition (HD) et, si vous en avez la possibilité, préférez l’option Full HD avec un raccordement numérique (DVI et HDMI) : vous aurez ainsi le summum de ce que l’on sait faire en qualité d’image lorsque les sources (lecteurs DVD-HD) et les supports arriveront (DVD-HD…).
Ne pas lésiner sur la qualité : ne tombez surtout pas dans le piège d’un prix attractif de dalles sans marque ou de marque inconnue.
Quelle que soit la technologie, LCD ou plasma, ce sera d’une qualité d’image catastrophique et l’écran tombera très vite en panne.
Choisissez des marques reconnues, même s’il faut y mettre le prix ! Croyez-nous, au final, ça vous reviendra moins cher… (LG, Pioneer, Panasonic, Samsung…)
Et surtout, surtout, quel que soit votre choix, n’oubliez pas de vous faire plaisir en arrêtant, de temps en temps, de vous concentrer sur des détails inutiles : car non ! vous n’êtes pas (que) des coupeurs de pixel en quatre !
