Mardi 28 novembre 2006
05/02/2002
La vie se joue sur un unique moment. Quels que soient les efforts, les vertus, les principes, les croyances, qu'on vienne à rater cet instant, simple fragment, et la vie, notre vie, n'est plus... Plus qu'un souvenir d'instantané manqué.
Elle s'était assise là, sur le jaune des dunes. Le repos du silence, l'oubli du vide, tout la poussait vers une légère rêverie; rêverie qui serait emprunte de nostalgie; celle que cette fameuse journée réveillait souvent en elle.
Un banc, des oiseaux, une légère brise sur un ciel bleu et ce fabuleux murmure, continue et sourd, des jeux enfantins derrière elle. Plusieurs longues minutes qu'elle attendait; plusieurs mondes qu'elle traversait pendant ces interminables instants. Son coeur respirait pour elle, en des battements dont le grondement rythmait ses craintes, ses espoirs. Mais il ne venait toujours pas, et elle restait là, à remodeler l'univers qu'elle désirait tant voir se matérialiser.
Toujours ces cris d'enfant dans son dos, toujours ce vent, mais qui la giflait maintenant. Les cieux s'étaient couverts et seules ses craintes survivaient. Il ne viendrait pas! Il ne tiendrait pas les promesses qui n'étaient, certes pas les siennes, mais dont seul lui pouvait être porteur.
Pourquoi?! Mais pourquoi?! Tout s'était si bien enchaîné, chaque chose enroulée l'une dans l'autre: un premier regard dans un sourire, un doux effleurement dans un dernier baiser... Mais il n'était plus venu. Elle si; vingt ans plus tard, comme chaque année, à la même date, elle était revenue... Et toujours ces mêmes sensations, ces mêmes douleurs de crainte et d'espoir.
Alors, fatiguée de rester là, la petite larme se leva pour suivre sa route, sur le jaune des dunes, le pâle de sa joue.
La vie se joue sur un unique moment. Quels que soient les efforts, les vertus, les principes, les croyances, qu'on vienne à rater cet instant, simple fragment, et la vie, notre vie, n'est plus... Plus qu'un souvenir d'instantané manqué.
Elle s'était assise là, sur le jaune des dunes. Le repos du silence, l'oubli du vide, tout la poussait vers une légère rêverie; rêverie qui serait emprunte de nostalgie; celle que cette fameuse journée réveillait souvent en elle.
Un banc, des oiseaux, une légère brise sur un ciel bleu et ce fabuleux murmure, continue et sourd, des jeux enfantins derrière elle. Plusieurs longues minutes qu'elle attendait; plusieurs mondes qu'elle traversait pendant ces interminables instants. Son coeur respirait pour elle, en des battements dont le grondement rythmait ses craintes, ses espoirs. Mais il ne venait toujours pas, et elle restait là, à remodeler l'univers qu'elle désirait tant voir se matérialiser.
Toujours ces cris d'enfant dans son dos, toujours ce vent, mais qui la giflait maintenant. Les cieux s'étaient couverts et seules ses craintes survivaient. Il ne viendrait pas! Il ne tiendrait pas les promesses qui n'étaient, certes pas les siennes, mais dont seul lui pouvait être porteur.
Pourquoi?! Mais pourquoi?! Tout s'était si bien enchaîné, chaque chose enroulée l'une dans l'autre: un premier regard dans un sourire, un doux effleurement dans un dernier baiser... Mais il n'était plus venu. Elle si; vingt ans plus tard, comme chaque année, à la même date, elle était revenue... Et toujours ces mêmes sensations, ces mêmes douleurs de crainte et d'espoir.
Alors, fatiguée de rester là, la petite larme se leva pour suivre sa route, sur le jaune des dunes, le pâle de sa joue.
Patricia Philippe et ses musiciens arrivent au devant de la scène avec un premier album qui n'en finit plus de tenis ses promesses (deuxième meilleure vente derrière Davy Sicard). Du talent, du caractère, de la tradition: La Réunion va être "Choké".